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Publié le par Serge Hardy

Le duvet rescapé est toujours trempé ; du coup on a encore dormi dans le même duvet ! C’est qu’on ne change pas comme ça les habitudes prises !

J’ai tremblé toute la nuit ; le sang poussait dans les veines des orteils, par à-coups, ça faisait… mal. Je repensais à « la montagne intérieure », le livre de Dod où il raconte ça après l’hivernale du Cervin en solo. Pendant ce temps mon compère me ronflait dans les oreilles…

Soleil, chaleur, la journée s’annonce radieuse. Bon faut que je fasse mes bagages : à quatre pattes je ramasse tout ce qui traîne et le fourre pêle-mêle dans le sac. Allez, je rampe hors de la tente et j’essaie de me redresser sur mes pattes arrières : ça n’a pas dû être si simple que ça pour nos ancêtres cette histoire là, parce que pour moi c’est carrément compliqué. Culbuto essaie donc d’aller vider sa vessie et se fait prendre sur le fait par… Avas qui fait les gros yeux !! « Toi tu restes couché, je t’apporte ton petit-déjeuner , et tu attends l’hélico dans ta tente »… Mais il se laisse attendrir et j’ai le droit d’aller manger à la grande tente, avec les autres. Youpi, je suis guéri !

Tu parles ! Tout déplacement relève de la mission lunaire ; il me faut deux bâtons (prêtés en douce par mon compère) pour faire le moindre pas : un vieillard parachuté au camp de base ! Par contre l’appétit se porte bien : je mange la portion de Kacha de Sergueï (qui n’aime pas ça, incroyable pour un russe !), clopine jusqu’aux cuisines pour racler un reste de quelque chose (il reste toujours quelque chose…). Avas m’attrape le museau dans la marmite, pour me faire quelques piqures « pour la route ».

Mais voilà : « flop, flop, flop », le gros bourdon arrive, pour embarquer tout le monde vers Karkara. On se dit au revoir, une photo avec Dima, une autre avec Avas. Une trekkeuse anglaise s’intéresse de près à mes petons gonflés ; ça a l’air d’être très classe…

On vole ; peu à peu le relief s’adoucit. On voit apparaître les premières tâches de vert dans cet univers minéral et on se pose au milieu des prairies fleuries. Il y a des chevaux, des papillons, « Tubik » le basset du camp de Karkara vient à notre rencontre. Il a l’air un peu déprimé ce bestiau ; qu’est ce qu’il pourrait bien faire ce beau mâle, avec des chevaux et des papillons ?

Départ du car vers Bishkek prévu à 14 heures. On mange et le car part à… 17 heures ; ben oui « c’est l’Asie ici » comme disent les Russes.

Et on roule et on roule… cahots et poussière. A part Sergueï et moi, tout le monde descend à Cholpon-Ata, au bord d lac Issyk-Kul.

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